Balade sur l'Etang des terrasses (Gironde)


A Marseille, nous avions le parc Borely un parc merveilleux et historique. Où on y fait ses premiers pas, ses premiers tours de vélo, ses premiers tours de manège, ses premiers footing, ses premières balades en amoureux etc...

Mais surtout, on y donne du pain pour les canards et autres "zozios"...

Ici, je n'ai pas encore découvert un tel parc par manque de temps. Mais nous passions devant celui ci en sortant du pont Eiffel, qui surplombe la Dordogne . Et je me suis toujours dit que nous allions nous y arrêter...

Du coup, dimanche dernier nous  avons donné  du pain aux canards à l'étang des terrasses.






Même Apolline, a aimé cette sortie, en observant tout, du haut de sa "tutu" .

Le point positif de ce parc, c'est que les animaux ne sont pas farouches. Ils savent qu'on leur donne à manger, mais qu'on va pas leur lancer des pierres, comme le faisait Marcel Pagnol, en son temps, au parc Borely.

Le point négatif, ce sont les jeux, trop proches de la route, et surtout pas adaptés à l'âge des garçons. Mais on s'en fiche, nous on était au parc, juste pour voir les "canards".

Du coup j'ai fait une petite vidéo d'une minutes (ça suffit largement) .
Arthur a filmé avec la GoPro sans protection. Passionné de photo et de vidéo.



Alors, si tu passes par là, donne à manger aux "zozios", ils sont super sympa . Puis visite le village de St Vincent de Paul, parce qu'il y a le Pont Eiffel ,  construit en 1883, détruit et reconstruit (par Eiffel Gustave et petit fils) ... bref, un monument à voir.

 Un petit coin pour s'arrêter et souffler avant d'arriver à Bordeaux  ou en remontant après avoir passé la rocade ...



Minis Donuts


On a repris le "tout fait maison" . Et ça passe par le goûter aussi.  Il faut bien varier, et donc, j'ai ressorti la machine à donuts achetée par Cher et tendre l'an dernier.
J'ai retrouvée ma recette testée et approuvée, et v'là une fournée de Donuts, puis deux, puis un petit déj de donuts pour mes loulous. Puis des idées pour varier ...


Du coup, je partage ma  petite recette Mea Culpa je ne sais plus où je l'ai prise , je l'avais copié collé sur dans un bloc note ... 

Pour 12 à 14 mini Donuts :

50g de farine

3 càc de sucre (ou une seule et un sachet de sucre vanillé)

1 càc de levure chimique (, j'en mets moins et surtout pas plus, sinon, le goût n'est pas terrible)

3 cl de lait

1 pincée de sel (légère)

1 oeuf

15g de beurre ( j'ai  remplacé par le même poids d'huile de tournesol car, je n'avais plus que du beurre demi sel)





Mélanger  tous les ingrédients "secs", puis ajouter les "liquides". Mélanger avec un fouet (perso, je mélange au blinder).

Laisser reposer la préparation au moins 1h. (mais le matin, pour des donuts rapide, j'attaque directement)

 Beurrer légèrement votre machine à donuts ou passer un pinceaux avec un peu d'huile.

Brancher la machine et attendre que le voyant s'éteigne. (J'ai une Silvercrest de chez Lidl)

Verser de la préparation (j'utilise le bec verseur de mon blinder). 


Laisser cuire, puis saupoudrer de sucre... 
 


J'ai testé le sucre, le sucre glace, coupé en deux avec du Nutechouette, et même avec de la confiture.

Les loulous adorent...





Bon évidemment, je ne suis pas une blogueuse culinaire, donc les photo sont un peu nulles, la déco genre vieux plateau  à pois, est un peu kitch. Mais ils étaient pas mal  au sucre...
Les meilleurs sont ceux que j'ai fait à la confiture mais j'en reparle bientôt...

Et voilà, Yapluka !!!

Bonne fête mon Valentin



Comme tous les ans, le 14 février, on fête la Saint Valentin, mais surtout les Valentin.

Moi, le mien, il a 19 ans. Il est à la fac. Et c'est mon frère.

Ce qui est marrant, justement, c'est que le jour de sa naissance, j'étais à la fac quand ma mère a appelé pour me dire de rentrer . J'avais un téléphone de la taille d'une Game Boy, un sac Eastpack et de grosses lunettes écailles .

J'ai quitté un amphi bondé d'étudiants en Droit et évidemment, j'étais au dernier rang. Donc, j'ai dû sous les regards de tout l'amphi descendre marche par marche, jusqu'à la porte.
J'étais pressée, j'ai dit au revoir au prof , qui m' a eu toute l'année dans le collimateur,  après ce jour. Et j'ai sauté dans le premier bus qui arrivait.
Bus, métro et bus, j'étais à la maison et ma mère partait à la maternité.

Je me souviens encore de ce jour de fin de novembre, comme si c'était hier. On ne savait pas encore, si c'était un Liliam ou un Valentin...
Il est né. Et la Saint Valentin  a pris le sens du mot Fête, et non le sens du mot Amour.

On ne fête pas la Saint Valentin avec mon Cher et tendre.
Non pas que nous n'ayons pas des coeurs dans les yeux, des tourbillons dans le bidou et de l'amour mielleux à revendre.
Nous n'avons pas besoin de nous dire "JE T AIME" avec un cadeau, un jour particulier de l'année. Nous avons pas besoin de penser à notre AMOUR. Ce n'est pas un jour spécial.
Pour nous les "je t'aime", c'est tous les jours...
Et 17 ans que la flêche de Cupidon nous a touché...

Mais la Saint Valentin, c'est seulement le  14 février...

Bon fête mon frère.
Bonne fête aux Valentin et Valentine... 





On a vu et vécu l'horreur...

Cette journée est plus glauque des journées que j'ai passé dans ma vie de maman hormis les naissances des enfants qui ont été difficiles. 
Pour résumer rapidement, nous avons été aux urgences, car à 11h, la maîtresse de mon fils m'a demandé de venir le chercher .Il s'est ouvert l'arcade. (j'en reparlerai).  Arthur a été pris en charge, rapidement à notre arrivée à l'hôpital par les infirmières. 
En attendant les points que devait faire un médecin, nous étions dans la salle d'attente. 
Un homme agité a transporté un enfant, il avait aussi un cosy qu'il a laissé au milieu du couloir. Cet homme est repassé avec le cosy (avec bébé); Je l'ai suivi du regard, car il hurlait sur le cosy.
Il a ouvert la portière de son camion et a balançé le cosy a travers son camion, comme une boule de bowling. J'ai crié dans la salle d'attente, qu'il venait de balancer un cosy. Tout le monde s'est levé pour regarder. 
Il a démarré et a embouti notre voiture.
 NOTRE VOITURE !!!
L'aile où  mes enfants étaient dans leur siège .Celle d'Adam , de mon fils. 
Le choc a été terrible Je n'ai pas réfléchi une seconde, je suis sortie en courant. . Il voulait partir, après avoir passé la tête à travers la porte. 
J'ai mis Arthur dans la voiture à l'avant pour qu'il n'entende pas les cris de l'homme.
 Le temps que mon homme sorte sonné par le choc. Qu'il vérifie les petits dans leurs sièges. 
 J'ai posé la main sur le camion pour qu'il ne démarre pas. J'étais droite comme un piquet, devant ce camion vert. Il sortait la tête. Puis est descendu de son véhicule.
S'en est suivi une altercation d'une violence inouïe. 
Je n'étais que HAINE face à cet être immonde.  J'étais une furie prête à tout pour que son délit de fuite prenne fin. 
Pour qu'il soit puni.
 Pendant nos échanges, il a voulu me frapper. J'ai vu le coup s'abattre sur moi, mais il n'a rien fait. Mon mari s'est interposé,  et l'autre a dû voir la tempête s'abattre sur lui. Du haut de son metre quatre vingt dix,  mon mari a fait redescendre son bras. L'homme vociférait des mots d'une violence et d'un sordide en français et en espagnol. Il bavait blanc, comme un chien enragé. Sentait mauvais.
 Il a pris son  camion et a quitté le parking de l'hôpital.  
J'ai entendu Adam hurler, j'ai pris mon fils et l'ai mené en courant jusqu'aux urgences. 
Je vous rassure il va bien . Juste un peu sonné, mais ça va. Apolline elle dans son cosy aussi, qui a vraiment fait son job.  A l'entrée des urgences, la femme de l'homme m'a insulté, traité de tous les noms . Je lui ai hurlé "ta gueule" sans vraiment la voir, ni l'écouter. .Je ne me reconnaissais pas.  C'était violent, terrible car elle continuait à me menacer de mort, comme l'avait fait son mari... 
On nous a pris en charge immédiatement pour éviter que ça continue et qu'on examine Adam. 
Et nous avons tous été mené dans un box, pendant 4 heures. Isolé de ces gens. 
 Arthur a été soigné. Mais il a dû attendre 4 heures pour avoir sa pose de colle sur sa plaie, qu'on lui fasse un pansement .Mais va bien .
4 heures dans un box séparé par deux rideaux d'un monsieur en attente d'une prise de sang, où sa femme avait vu la scène dehors., et une dame qui allait être opérée d'une jambe cassée.
 4 heures où mes enfants, ont été d'un calme et d'une gentillesse sans équivalence... 
Mais ce n'est rien à côté du petit garçon que l'homme avait déposé. 
Lui, il est mort écrasé par celui  même qui a embouti notre voiture. 
MORT écrasé, par un homme drogué, dealer de son métier, (confirmation par les gendarmes). 
Alors ce soir, j'en ai marre de cette journée de merde. Marre, car on m'a dit "vous inquiétez pas, ça arrive souvent ,la mort des enfants de ce "clan", et derrière ils en font quatre pour les alloc".  
"les allocs"... putain mais je m'en tape, des allocs. Pourquoi laisse t on des enfants dans ces conditions? Pourquoi les laisse t on à cet avenir quasi "normal" pour eux. Dans quel monde est-on?!!!

Moi, je ne pense qu'à cet enfant, que j'ai vu passer devant moi, 2 fois, son corps sans vie. 
Mort pour avoir fait du vélo. 
Mort d'être né dans une famille de gitans et de vivre derrière une scierie. 
Mort pour avoir joué  dehors. 
Et mort dans d'atroces souffrances, car transporté sans ménagement dans un camion, vert où 6 autres enfants (dont deux cosy avec bébés) s'entassaient... 
Et j'ai une peine immense pour lui.Aucun enfant ne devrait mourir comme cela. AUCUN.
Mais pour cet homme, je n'ai que haine et des mots qui me viennent et que je ne prononce jamais.
 Il hurlait pendant notre altercation " j'ai tué mon fils, je peux tuer vos enfants" ou encore" je l'ai écrasé,je vais vous écraser"...

J'en frémis encore, j'en ai la nausée. 

Je pense à mes enfants, qui auraient pu être dans le même état que ce petit garçon si mon homme était sorti à ce moment là pour nous rejoindre en salle d'attente.  Je pense à mes enfants, et à tous ceux qu'il aurait pu écraser. Je pense aux gens, qui en sortant de l'hôpital ou au détour d'une rue auraient pu se faire faucher, par cet être immonde. 
Je le hais. 
Quelle ordure. 
Quel salaud .
Cet homme est connu de la police, connu de la Gendarmerie... où on m'a dit "on peut rien y faire" du gendarme qui n'a pas voulu prendre ma plainte (si si  je vous jure). Ou de la Police qui n"a  pas voulu se déplacer " faites un constat monsieur" ont-ils dit à mon mari. Mais dans quel monde est on? Oui parce que grossièrement parlant , sans aborder l'aspect matériel ou émotionnel, les menaces de mort n'ont pas été prises en compte. Ni d'ailleurs, l'agression. Le gendarme, a pris mes coordonnées. Le gendarme a souris quand je lui ai reporté le coup du cosy. Il m'a dit qu'il était en cellule pour long long moment, que grosso modo, cela n'avait pas d'importance. Et que si c'était pas lui, ce serait un autre qui ferait de même aux enfants. Que je devais simplement éviter ces personnes . Et que si une d'elle m'agressait, il y aurait plainte... 
Ok, j'attends de me faire tuer alors, ou mes enfants ou mon mari ... 


Je suis furieuse et choquée. 
J'ai été une vraie furie. 
Je ne me suis pas reconnue.
Je n'ai pensé qu'à mes enfants .

Ce soir, je vais serrer mes enfants bien fort. Ce soir ma haine est toujours là, mais ce soir je suis une maman qui a vu l'horreur et la peur dans les yeux de ses fils. Je suis une femme qui est fière de son mari et de sa maîtrise de lui même.  
Ce soir, j'ai dans mes prières ce petit enfant innocent.  Ce petit ange qui n'a pas demandé de venir au monde et de mourir dans ces conditions...
Et je n'ai qu'une hâte c'est d'être à demain, parce que ce fût une journée de merde. 


Article long, désolée, mais fallait que ça sorte.
  

Parlons rééquilibrage ...

Cela fait un moment que je n'ai pas posté sur mon rééquilibrage alimentaire.
Mais le fait est que je continue tout doucement à mon rythme.

Et que j'ai donc depuis le 30 octobre dernier, perdu 6 kg8 et des poussières.
Si si elles comptent les poussières...

Alors ce n'est pas beaucoup, par rapport à d'autres qui perdent plus vite . Mais j'en suis contente, avec mon diabète ce n'est pas simple. Je perds doucement mais sûrement.
Il y a eu les fêtes, il y a eu du stress, il y a la vie quotidienne ...

Depuis ma sortie de la maternité en septembre, j'en suis à 18 kg 1 de perdu. Soit l'intégralité de mes kilos de grossesse, et 2 kg de plus... 

Je suis donc satisfaite de mon parcours...

Je reprends les photo de mes repas sur Instagram la semaine prochaine. Je remets aussi mes menus  à disposition.

Je ne fais plus le régime de Jean Michel Cohen avec l'application et le suivi coach. Mais j'en suis toujours les principes (enfin presque toujours) et j'ai augmenté  mes calories journalières car avec l'allaitement, c'était compliqué...

J'ai un nouvel objectif : 40 ans dans un 40 ... et celui là, j'y tiens  car c'est l'an prochain !!!









J'ai entendu le coq chanter,...


Je dormais, dans ma chambre, et j'ai entendu "le coq chanter". Mais nous n'avons plus de coq.
Je me suis levée d'un bond. L'homme était déjà là, dans sa chambre pour l'aider.
Son petit corps tout endormi, s'est mis à sursauter, à expectorer, à tousser. Encore et encore. Comme la nuit précédent, comme à différents moment de la journée. Mais la nuit, depuis 3 nuits c'est très impressionnant et déstabilisant.
Cette vague de violence où son corps se tend, où il tousse pendant 5 minutes, puis s'apaise...
Encore et encore, jusqu'à s'en faire vomir parfois.

Mes sens de maman sont en alerte, et me disent "attention, ça ne va pas".

J'ai entendu le coq à nouveau chanter. Mon homme a entendu le coq chanter.
Mais nous n'avons plus de coq... 
Son petit corps se contractait. Puis s'apaisait dans une dernière quinte plus forte.  Dans un son particulier. Son visage cramoisie par la douleur. Ses yeux injectés de sang qui se fermaient de fatigue et de sommeil. J'étais tremblante à côté de mon fils, impuissante face à cette toux si forte.
Je l'ai serré bien fort, et l'ai mené jusqu'à mon  lit. Il s'est apaisé. Il dort épuisé. Jusqu'à la prochaine toux.

Mon coeur de maman, me dit "attention !!! demain on appelle le médecin..."  et ça ne deviendra plus qu'un lointain cauchemar d'un coq perdu dans sa gorge, qui chantait  ...









Cette école, un peu casse bonbon...

L'an dernier, nous étions tranquilles, dans notre petite vie. On suivait le programme via le site de l'Education Nationale, avec des outils, des ateliers, des cahiers, des jouets,des jeux  que je trouvais ici ou là etc... et en respectant  le rythme des garçons. Nous étions en Instruction en famille, ..Nous étions heureux.

Sous la pression sociale et surtout familiale, nous avons cédé et mis les enfants à l'école.

Je n'ai pas choisi d'avoir une césarienne  la veille de la rentrée et de n'avoir AUCUN moyen de garde pour les enfants. Ni  personne pour emmener les enfants à l'école à la rentrée quand mon mari était à l'hôpital avec moi pour veiller sur Apolline en Réanimation Néonat. Et encore moins pensé que j'aurai du mal à m'en remettre, tellement, j'étais active pour les deux précédentes césariennes.

Ils ont fait une rentrée tardive et j'assume.Je n'ai  pas eu le choix que d'attendre que mon corps soit presque réparé... 
Puis je me suis lancée un matin, je les ai habillé, préparé et emmené. J'avais mal, je souffrais de tiraillements, le soir je devais m'allonger.Mais je les accompagnais à pied. J'ai serré les dents plus d'une fois. C'est mon rôle de mère, mon devoir. Puis on a commencé à y aller à velo et c'était plus facile pour moi et surtout pour eux.

A la base seul Arthur était inscrit. Mais les hurlements de Adam tous les matins lorsqu'on laissait Arthur jusqu'à ce qu'on aille le chercher à midi, m'étaient insupportables. J'ai donc décidé d'inscrire Adam. J'ai renié  ma volonté initiale de ne pas les mettre dans la même classe (PS-MS classe unique), pour laisser mon petit avec son grand frère.

Je n'avais pas envisagé et compris ,  ce que ce serait de les scolariser ensemble. Ni imaginé l'impact que cela aurait, sur le quotidien...
Non pas que je refuse l'école. Au contraire, je veux comme toutes les mamans du monde, le meilleur pour ma progéniture. Mais je n'aime pas ce qu'est devenu l'enseignement ou même ce "formatage" imposé de force aux enfants.  Mais là ce n'est pas le sujet. Puisque j'ai renoncé à l'instruction en famille au profit de l'école .

L'une des principales causes pour lesquelles nous avons cédé et mis les enfants à l'école, c'était pour la "sociabilisation".   Nos enfants "sauvages" devaient voir d'autres enfants. 
C'est vrai qu'ils n'en voyaient jamais. Ni au parc ni dans les activités que nous faisions et encore moins les enfants des amis . Dans l"esprit des gens en tout cas.

Non, nos gentils "sauvages" devaient faire l'acquisition du savoir vivre avec les autres. Quels "autres"?

Oui parce qu'entre Arthur qui s'est fait frapper par 3 chipies devant mes yeux ou qui est rentré  un soir avec un coquard. La violence de Adam dont j'ai déjà parlé ici.. Sans parler de la violence "verbale" des adultes référents comme du professeur des écoles qui s'est permis d'engueuler mon fils lors d'une fête de l'école. Ou encore Adam qui s'est fait "crier et taper" (ce sont les paroles rapportées le soir même par  Arthur lors du souper) par un autre référent  durant la cantine.  Ou pour en finir avec les "autres" les mamans qui se moquent  et gloussent de notre joyeux équipement quand j'arrive à vélo et remorque, sans jamais se poser la question du pourquoi et comment...

Alors, je ne suis certes pas du "cru", ni ne "bade" la superbe école toute neuve à côté de la mairie  . Et je n'aime encore moins savoir qu'après l'école, les TAP font sortir de l'enceinte de l'établissement mes enfants et ne sont pas sous le contrôle de l'Education Nationale. Passons...

Mais ce qui me met en boule puissance 10 000, ce sont les mots de la maîtresse/directrice hier au téléphone. Qui m'a informé qu'une réunion avec l'équipe pédagogique et éducative allait avoir lieu dès le retour des enfants à l'école. Que le médecin de la PMI prendra contact avec moi. Que mes enfants seront "suivis". Et Surtout que les absences trop nombreuses sont signalées à sa hiérarchie

Donc, les absences depuis le début de l'année scolaire, que cela soit pour ma césarienne,et pour ces 15 derniers jours où nous étions chez "mamie". A la limite je peux l'entendre. Mais ce ne sera pas les dernières et ça, elle ne le" tolère pas" m'a t elle répondu.

Ce que je ne supporte pas ce sont les critiques sur les "maladies" de mes enfants. Oui parce que ce n'est pas "NORMAL" qu'ils soient si souvent malades.

Non d'ailleurs, ce n'est pas normal non, qu'ils aillent 2 jours à l'école, et qu'ils choppent toutes les maladies à streptocoques présentent sur leur lieu d'apprentissage, ou toutes les "angines, rhumes, gastro, ou encore rhino" diffusées largement par les autres enfants ... 

Mais là où j'ai littéralement failli exploser c'est l'ironie du ton employé pour me dire, que mes enfants étaient les "2 seuls" à avoir eu la SCARLATINE. Comme si j'avais inventé une maladie pour garder mes enfants. Ce n'est pas comme si dans toutes la régions d'autres enfants en avaient fait les frais. D'ailleurs Maeva de Rêves de bulles, a eu aussi droit à cette petite maladie infantile.

J'ai expliqué que non, le médecin de la PMI  n'avait pas besoin de discuter avec moi de leurs" maladies" , car notre médecin de famille, lui les soigne et les vois régulièrement.  Car il est clair, que tout comme la majeure partie des parents qui le peuvent , je file chez le toubib pour gaver mes gosses d'antibio, ou de cortisone , juste par pur plaisir.  
Elle répliquait que des bilans seraient fait notamment l'auditif et visuel. Bah l'un a été fait en 2015 et l'autre en décembre dernier, quand je lui ai dit, elle a fait mine de ne pas l'entendre, me ventant le médecin de la PMI comme seule personne à pouvoir identifier des "retards" chez mes enfants ou les problèmes de santé (que mon médecin de famille ne pourrait voir)...

Bref, si ce n'était QUE cela. Elle s'est permise de remettre  mon Cher et tendre en place, sur le fait qu'il "travaille" et qu'il ne puisse pas emmener les enfants à l'école ou assurer l'intérim quand je ne suis pas là. 
D'ailleurs, il aurait dû se charger d'emmener les enfants à l'école pendants mes 15 jours chez ma mère.  Il expliquait avec toute la patience que je lui connais, que son métier de Technico commercial en industrie sur son secteur (toute l'Aquitaine) ne lui permettait pas d'avoir des horaires compatibles avec l'ecole. Il part à 6 h, et rentre à 20h. Mais non, la solution de la "garderie" c'était mieux, ou encore de s'arranger avec des voisins ... bref, elle n'écoutait pas et était dans le jugement. Il n'a pas voulu continuer la conversation.  Question, doit il changer de travail? démissionner? juste pour emmener les enfants à l'école. Parce que je doute que son employeur accepte le "pardon, je commence après 9h, car j'ai les enfants à déposer à l'école et je termine à 15h deux fois par semaine"...

Je refuse que mes enfants soient victimes de cela. JE REFUSE d'être jugée ou  d'être une mère qui laisse ses enfants partir la morve au nez, fièvre et  bactéries  pour contaminer les autres.
Je REFUSE qu'elle se permette de dire que mes enfants sont ou seront en retard parce qu'Arthur parle si vite qu'on ne le comprend que si on le fait "répéter". JE REFUSE de ne pas pouvoir prendre du temps pour nous pour aller là où ça nous chante, et leur faire découvrir autre chose... Du temps avant qu'ils ne soient dans les grandes classes...

 J'avoue que je suis terriblement déçue par cette attitude. Et je n'arrive pas à passer sur ce qu'on nous propose comme solution, que je prends moi comme sanction.

Je ne suis pas certaine que lundi, ils retourneront à l'école, et sur ce coup, là, c'est encore la faute à la maladie, puisqu'ils ont une bronchite(antibio depuis 15 jours avec visite du médecin a domicile) et qu'hier encore ils avaient de la fièvre  ...

Ce que je sais, c'est que je les attends de pied ferme pour leur "réunion"... 

ILS SONT A LA MATERNELLE bordel de nouilles et ne passent pas le BAC cette année...





Cette semaine à la bibliothèque : La petite poule rousse.

Tous les mercredis , Arthur et Adam vont à la bibliothèque avec l'école.

Ils choisissent un livre chacun, qu'ils ramène à la maison à midi. 
Bien souvent ils prennent des livres que nous avons déjà. Mais parfois, comme aujourd'hui, un joli livre, bien sympathique à découvrir sort du sac de l'un ou l'autre. 

Et ma mission, pour le mardi suivant, c'est de leur faire lire et relire. Pour qu'il puisse en parler en classe. 

Alors cette semaine à la bibliothèque   Arthur a pris le Roi Lion, que nous avons déjà. 

Mais Adam a porté son choix vers cette petite pépite de contes et comptines à toucher,  des Editions MILAN. 




C'est l'histoire, d'une poule rousse qui "cherchait par delà les prés quelque chose à manger. Or voici qu'elle découvrit d'appétissants grands de blé. Plutôt que de les picorer aussitôt, elle décida de les semer."

Et la voilà  partie à semer, faire pousser, récolter, porter le blé au moulin, fabriquer sa farine et préparer son pain, seule. Ni le cochon, ni le canard ni le chat qui ne l'ont pas aidé, profiteront de son bon pain. 


Adam adore tirer sur les languettes, et se chatouiller le nez avec les plumes de la poule rousse de couverture. 









Pic, pic, pic ! 



La morale de l'histoire, si je devais en sortir une, grosso modo: 


Si tu veux que je partage avec toi, il faut m'aider... 

Personnellement, j'aurai préféré qu'on prône le partage
Je n'aime pas l'égoïsme de la poule qui picore son pain "toute seule ! ".  
Je n'aime pas, car ce n'est pas dans ma nature. Puis, ça amène un sentiment chez l'enfant qui a déjà du mal à partager (jouets, câlins, attention ) , qui n'est pas positif.

Mais bon, Adam est trop petit pour comprendre la nuance, quoique. Je dis souvent de lui "la fourmi n'est pas préteuse"  . Et dernièrement nous avons dû étiqueter une série de petites voitures au prénom d'Arthur et d'Adam, pour éviter tout conflit ...

Cependant, la petite poule rousse est un joli conte à toucher , qui permet d'aborder la fabrication du pain de la culture à la pâte. Et ça c'est vraiment intéressant .
 Nous avons la chance d'avoir de beaux moulins , et même sur notre Communauté de Communes, un moulin à visiter qui fonctionne tous les dimanches. C'est une visite que l'on prévoit de faire bientôt, pour acheter de la "vraie" farine à l'ancienne... 

Elle est bien courageuse cette petite poule rousse. Même si elle ne partage pas le fruit de son travail.

Et je reconnais bien mon Adam dans son choix de livre...