Il y a des dates...


 Il y a des dates... que l'on attend avec impatience, que l'on grave en mémoire . Que l'on détermine lors de la première écho de datation, où que l'on connait dès le jour de la conception quand on passe par un traitement ou que l'on fait de la PMA.

Il y a des dates que l'on atteint jamais . On aura beau tout faire pour y arriver, et on n'y peut rien. On les regrette, sans vraiment savoir pourquoi.

Pour moi, ce sera d'arriver jusqu'au 9 eme mois de grossesse. Un rêve, plus qu'un regret...

Mes enfants sont tous nés avec un peu d'avance. Oh pas grand chose, par rapport à leur petit cousin Elio, né à 27 sa. Mais 1 mois, c'est quand même un mois, et c'est 3 mois d'envolés pour toutes les grossesses...

Et donc il y a des dates qui nous tatouent le corps, la tête et l'esprit...  pour certains, ce sera le JOUR de la conception, pour d'autres, ce sera le jour de la première échographie, pour d'autres, ce sera le jour de l'annonce "officielle" ou encore, ce merveilleux jour de naissance ...

Pour moi ce sera leur DPA : date présumée d'accouchement.

Ces dates là, je les garde en tête, comme des dates d'anniversaire. Et j'y pense le jour J.

Arthur était attendu le 23 août et il est né un 17 juillet.
Adam était attendu un 24 décembre, et il est né un 28 novembre. 
Et Apolline, devait naître AUJOURD'HUI et elle a est née le 28 août dernier.

Du coup, j'ai toujours un pincement au coeur de me dire, avec mes "si",  ma fille aurait pu naître aujourd'hui. Avec mes "si", elle serait du 24 septembre et non du mois d'août...

Et je me pose la question : qu'est ce qu'une grossesse qui va à son terme?
Puisque je n'ai pas connu la fin. Qu'est ce qu'une grossesse qui va au bout, où on ne t'impose pas un jour J pour faire naître ton enfant .

 Et d'un autre côté, je suis honnête et reconnaissante car:

Arthur est né suite à un déclenchement,  alors qu'il avait des soucis de rythme depuis 3 ou 4 semaines déjà. Déclenchement, à l'arrache juste pour "tenter",  où le bloc était déjà prêt pour moi, où j'étais déjà inscrite au tableau . Mon corps n'a pas voulu coopérer, c'était trop tôt . Mais pour mon fils, c'était SON JOUR. Tout à basculé, en 3 minutes. Il aurait pu devenir funeste. En 3 minutes, son coeur s'est arrêté, et c'est le temps qu'on a mis pour m'endormir et me césariser...

 Adam, avait une césarienne programmée le 28 novembre. Mais cétait SON JOUR. Puisque le travail s'est mis en place dans la nuit précédant la césarienne et qu'il avait déjà amorcé sa descente depuis quelques semaines déjà , d'où mon hospitalisation en service d'accouchement prématuré pour éviter que du haut de son 4kg750, il vienne toquer à la porte tout seul...

Apolline, elle,  était bien au chaud, en haut, en siège,  à gauche contre le coeur de maman...
Mais mon utérus a décidé que ce n'était plus possible de la garder au chaud. Et sûrement, parce que mon corps savait avant moi et avant les médecins, qu'il fallait absolument qu'elle sorte pour vivre ... La médecine a bien essayé d'arrêter les contractions, de programmer une césarienne 24 heures plus tard...  mais c'était SON jour...

 Il y a des dates que l'on ne maîtrise pas, qui s'imposent sans que l'on puisse agir, sans que l'on puisse programmer quoique ce soit...

Alors voilà, 1 mois, ce n'est pas grand chose. Mais cela fait 3 mois de grossesse en moins. Un trimestre entier, à ne pas sentir leurs petits coups, leurs mouvements et à vivre à leurs rythmes et à regretter cette petite vie bien au chaud, surtout quand on connait la violence de leurs naissance à tous les trois... 

Mais finalement, les  loulous seraient ils nés en bonne santé? Auraient il poussé leurs premiers cris? 

Je ne sais pas, je n'ai pas la réponse,  et je n'aime pas ces"si", car les "si" sont si incertains dans la vie et peuvent faire beaucoup de mal...

Mais le 23 août, le 24 septembre et le 24 décembre, j'y penserai encore longtemps parce que ce sont leurs dates à eux, parce qu'il y a des dates, que l'on grave dans le coeur...



Et toi, tu as des dates de coeur aussi?

Sortie en famille: LE ZOO DE LA PALMYRE

Nous avons fait notre première sortie en famille, avec nos trois enfants, dimanche dernier.

Sur un coup de tête, on a décidé le matin même que nous irions au Zoo de la Palmyre.
Un coup de tête, m'enfin, on avait dans un petit coin de nos têtes depuis notre arrivée en Gironde, ce projet de visite...


Les sandwiches préparés rapido, avec compotes, bananes et "bonbecs"  pour le plaisir...
Les minis en mode explorateurs de nouveaux mondes.
De la musique, la clim et hop;  direction Royan pour 1h30 de route...

A l'arrivée, "Flamingos party", sur une cascade bien jolie.


Dès le début de la visite, on est accueilli par les Girafes, qui viennent quémander du pop corn.  On peut même les toucher, enfin elles nous laissent gentillement les approcher...
Ce qui a eu le malheur de terrifier mon grand, il faut dire qu'elles sont si grandes...  et de faire plaisir au moyen. La mini, elle, ne jurant que par Sophie la Girafe n'a pas donné son avis ...



 Nous avons bourlingué poussette et morveux hurlant à chaque animal nouveau sans soucis. Le spectacle des Otaries a émerveillé le grand.


Les oiseaux ont eu beaucoup de succès. Que ce soit le Calaos, Cacatoès et les autres volatiles ...
 



Tigres et panthères sont les animaux préféré de Adam...
Un vrai bonheur pour lui de les voir en vrai...






Manchots et loutres ont fait bien rire les zouaves, ainsi que l'ours blanc qui faisait sa sieste tranquillou ...




J'ai eu droit à une danse des trois éléphants avec la même grâce que les éléphants roses de  Dumbo . Une patte après l'autre, en rythme... J'ai été picorée par une autruche, et  les enfants se sont essayés à la Go Pro, pour faire un film de doigts collé sur l'objectif et de course poursuite avec l'autruche.
En bref, un moment d'anthologie.



Ce qui est appréciable, c'est de pouvoir se poser, tranquillement, afin de pouvoir allaiter ou nourrir son enfant au milieu des animaux. Il y a des bancs un peu partout, et on peut prendre le temps.
 
C'était l'heure des repas pour les animaux,  surtout des primates, et on a assisté a des cris de joie, des bagarres, des courses pour attraper quelques branches... 

Puis lui, tout seul dans son coin, qui n'a pas pas dû entendre l'heure du casse croûte sonner... 


On a continué à bourlinguer avec notre petite famille. La petite récompense, ce sont les crêpes et les cafés,  avec vue sur les otaries, qui nageaient tranquillement dans leur bassin, après leur spectacle. Prendre le temps, se poser, encore et encore...
Et apprécier...


Nous n'avons fait qu'une petite partie du parc. Impossible pour moi de marcher autant à 3 semaines post césarienne, et impossible pour un 4 ans et un 2 ans et demi de tout voir, de tout comprendre et d'apprendre

Nous avons donc, opté pour une prochaine visite au printemps...

Je dois quand même préciser que le Zoo de la Palmyre, et moi, c'est une longue histoire d'amour. J'ai la chance de l'avoir visité petite, puis plus grande et maintenant de le faire découvrir à mes enfants.  

Informations pratiques:


PARC ZOOLOGIQUE LA PALMYRE
6, avenue de Royan 17570 Les Mathes
Tél. : 05.46.22.46.06
www.zoo-palmyre.fr
https://www.facebook.com/Zoo-de-La-Palmyre-officiel-129258797115339/?fref=ts 
Parking Gratuit.

Tarifs

Adultes 17€
Enfants (de 3 à 12 ans) 13€
Gratuit pour les - de 3 ans

Horaires

D’AVRIL À SEPTEMBRE : de 9h à 19h
D’OCTOBRE À MARS : de 9h à 18h

Pour aller plus loin  et découvrir le zoo sans bouger de chez soi, j'ai trouvé cette vidéo. 





Photo perso.

15 jours de toi...


15 jours de toi, de moi, et de nous …

Ce soir à 20h précise, tu as eu 15 jours. 
Même si ton entrée dans la vie, n'a pas été aussi belle que je l'aurai espéré,  même si ta venue au monde, n'a pas été paisible comme je l'ai tant rêvé. Ces 15 jours, sont juste magnifiques.

15 jours, c'est la moitié d'un mois, ou 2 semaines de vie… 
C'est si peu, et pourtant, il s'en est passé  beaucoup, en 15 jours de vie... 

En 15 jours, tu as appris à respirer, et ce n'était pas gagné...
On a dû t'aider. 

En 15 jours tu as appris à "téter",  à l'hôpital c'était compliqué.
Et à la maison, c'est juste parfait. 

En 15 jours, on a découvert notre merveilleuse fille, brune au teint mat, avec deux grands yeux sombres, si expressifs...  

En 15 jours, tu as rencontré tes frères, fous d'amour pour toi. Curieusement, tu t'apaises quand ils font le plus de bruit. Curieusement, ils s'apaisent quand tu es éveillée... 

En 15 jours,  tu as appris à nous aimer, et c'est déjà beaucoup...

15 jours de toi, de moi, et de nous… 
15 jours d'une nouvelle vie à 5… 
 
C'est juste PARFAIT !!!



Réa Neonat et l'association A p'tits Pas


Quand Apolline est née, elle a été prise en charge par la Réanimation Néonat de l'hôpital Pellegrin de Bordeaux.


J'en reparlerai dans un prochain article, parce que là, c'est encore très frais, et très douloureux.


 Les premiers jours ont été compliqués , pour elle , comme pour moi. 

Avec les grands nous avions découvert la "Néonat'' à l'hôpital de Bayonne. Le service qui s'occupe des enfants hospitalisés. La réa Néonat , c'est vraiment difficile, horrible. Je ne le souhaite à personne. Les "bips" et bruits sont plus intenses, les gestes, plus complexes, et les soins en urgences terribles à voir , avec l'intimité limitée que l'on peut avoir.


A moment donné, pour toutes sortes de raisons, j'ai touché le fond du trou, j'aurai pu sombrer. Et pourtant ma fille, à côté de certains bébés nés trop tôt  dans le service en même temps qu'elle, n'avaient pas"grand" chose, n'était pas si "malade"...

Et pourtant, malgré mes deux précédentes naissances compliquées, et deux précédentes expériences de Néonat, je n'étais pas prête pour vivre cela. Cette grossesse, c'était si "bien" passé, qu'elle ne pouvait se terminer comme ça. Puis 2 préma macrosomes déjà, c'était "du gâteau" ça irait bien très vite. Présomptueuse que j'étais.

J'étais terriblement mal.

Puis une nuit, alors que ma louloute était éveillée, voir même très éveillée...  que je l'avais rejointe pour l'allaiter. Allaitement, qui se passait mal, qui démarrait mal alors que je sortais de 2 ans et demi sans soucis avec Adam... et qui me frustrait au plus profond de mon coeur de maman, puisque c'était le seul geste que je pouvais apporter à ma fille dans ce lieu de soins.

On m'a offert un petit coffret de la part du service et de l'association A P'tits Pas.




Je suis remontée seule en chambre à 4 heures du matin, avec ce petit cadeau. Que dis-je, je suis remontée en serrant fort contre mon coeur ce petit coffret. 

Ce sont des merveilles tricotées avec amour par des bénévoles d'une autre association Coeur de Tricot. Et ça m'a réellement émue.

Ma fille, avait reçu un cadeau.

Dans la précipitation de sa naissance, ni mon mari, ni moi n'avions pensé à elle.
Et là, cette jolie layette, où elle allait être magnifique dedans.Elle n'était plus Apolline, préma macrosome, qui n'avait pas les poumons mâtures à ''cause'' du diabète maternel. Mais Apolline, ma fille que j'allais habiller de ces petites choses, si jolies.

Et ce petit geste a été LE geste.

Une vraie bouée de sauvetage. Un vrai rappel à la vie. Un coup de pied aux fesses, pour me reprendre en main et commencer à m'occuper de moi pour mieux m'occuper d'elle. Et la bouée surtout pour ne pas sombrer dans un spleen ou une dépression, dans laquelle je me sentais tomber.

Comme un miracle, on est passé elle est moi, sous surveillance de l'unité Kangourou. Et elle et moi, avons commencé a aller mieux , et on a pu sortir rapidement de la maternité (même si ce n'était pas gagné).

Alors je veux juste remercier 
l'association A P'tits Pas
Et toute l'équipe de la Réa Néonat.


Souvent on ne voit que les  grosses structures, ou les projets énormes comme We Love Prema .
Les associations présentent sur le terrain oeuvrent pour un quotidien meilleur, dans ces services où les enfants sont nés trop tôt  ou pour ceux comme la mienne, qui rencontrent des soucis à la naissance.
Ils font un travail important et difficile, où pèse souvent dans leurs mains, la vie ...


 Au sein de A P'tit Pas, on tricote, on couds et j'ai aussi appris que l'on vendait des gâteaux...
Bref, beaucoup d'actions concrètes et régulières...



Pour avoir plus d'informations:

Le but de l'association: 

L’association A P’tits Pas est une association loi 1901. Elle est née de l’envie d’améliorer le bien-être des enfants hospitalisés en Néonatalogie ainsi que celui de leur famille. Elle est composée de personnels soignants du service de Néonatalogie de la Maternité du CHU de Bordeaux. L’association a été créée en mai 2014 dans le but de pouvoir mener différents projets visant à améliorer la qualité des soins prodigués aux bébés, ainsi que l’accueil des familles, en Néonatalogie. L’association a la volonté de soutenir les idées permettant d’améliorer le confort de tous, comme l’achat de matériel en accord avec la philosophie des soins de développement (soins qui permettent d’optimiser le développement harmonieux du nouveau-né à terme et du prématuré) ; les actions permettant de favoriser le lien unique entre le bébé et ses parents, comme la création d’un espace « détente parents » confortable et rassurant (optimisant l’accueil et le temps présence parental) ; ainsi que la formation continue du personnel (nécessaire pour maintenir la qualité des soins spécifiques aux prématurés en évolution continuelle). Grâce à cette association, nous essayons ensemble d’améliorer au mieux le vécu de l’hospitalisation pour ces enfants et leurs familles. 


Les coordonnées de l'association: 


Service de Néonatologie 4eme étage de la Maternité. 
Centre Aliénor d'Aquitaine, place A. Raba Léon.
33000 Bordeaux, France 


assoaptitspas@gmail.com 

Et le site internet de l'association qui permet de découvrir les actions menées par l'association. 

http://aptitspas-asso.fr/



Photo personnelles non libres de droits.
Photo et logo qui restent la propriété exclusive de l'association A P'tits Pas

Ode à mon utérus défaillant ...


Toi mon utérus, Toi mon défaillant.

Tu as été vide pendant 8 ans.

Mais aujourd'hui, tu as donné la vie , une troisième fois,

Tu peux être fier de ton talent.



Toi mon utérus, toi mon défaillant.

Comme je t'ai détesté pendant longtemps,

Comme je t'ai maudit de ne pas me donner un enfant.

Aujourd'hui, je  te remercie pour Apolline,  Arthur et Adam.



Toi mon utérus, Toi mon défaillant.

Depuis la naissance de la petite troisième,

Tu peux te reposer, car tu ne porteras plus d'enfants.

Aujourd'hui, grâce à toi, j'ai une famille que j'aime…



Toi, mon utérus, Toi mon défaillant,

Tu as été vide pendant longtemps,

Mais tu as porté la vie pour la troisième fois.

Grâce à toi, je suis encore maman.



Merci à toi, mon utérus, tu es un vrai Vaillant…


Apolline est née le 28 août 2016, à 20h et ce n'est que du bonheur...


Ce 9 ème mois...

Et voilà, l'aventure prend fin dans peu de temps...
Je suis rentrée dans le 9ème mois vendredi dernier.
Il y a un changement important pour cette grossesse, c'est que je ne suis pas hospitalisée.

Dès 34 sa, j'étais forcée ou presque d'être hospitalisée en grossesse pathologique ou dans le service menace d'accouchement prématuré...
J'avais l'impression que la fin de ma grossesse prenais fin en fonction des  3 monitos que l'on me faisait, des repas insipides et dégueulâsses; et des heures passées devant la télévision de ma chambre d'hôpital...


Là, c'est différent. 
Mon diabète est maîtrisé, je fais avec les contractions qui ne me lâchent pas, mais qui sont supportables, en me reposant le plus possible.Mon coussin d'allaitement est mon meilleur ami.
Je suis chez moi. Je regarde ce que je veux ou je lis.
Je mange ce que je veux en fonction de mes envies et de mes glycémies.
Je peux faire des courses, préparer la chambre comme je peux, m'occuper de mes fils.
Partager nos derniers moments ensembles en famille, avant la rentrée, le tourbillon de la vie...
Vivre ma fin de grossesse avec Cher et tendre qui est en congés.
Profiter de la piscine, de faire les derniers achats pour la mini, pour moi...
Et se préparer doucement son arrivée, sans stress, sans pleurs, sans colère d'être loin des miens ...


Et quel bonheur !!!







Adieu IEF (ou presque) et bonjour, l'école à la rentrée




Faire comme tout le monde, ne pas "marginaliser" nos enfants, ne pas leur "gâcher" la vie, ne pas les laisser "sauvages" et surtout les mettre à l'école.



Nous étions trop bien avec nos loulous, à suivre leurs rythmes à vivre doucement, sans pression. Pendant un an, les réflexions et les jugements ont fusé.  Les idées fermées de la famille ou d'amis qui n'ont fait que des comparaisons avec d'autres ou leurs enfants.  Qui n'ont au final rien à dire  sur nos choix, mais qui ne se sont pas privés , auront eu raison de notre envie de continuer l'instruction en famille.



Nous avons dû nous "conformer" en juillet, prendre rendez vous à l'école, passer à la mairie, remplir un dossier et visiter l'école de notre nouveau village. 
 



 Nous avons dû passer l'entretien d'inscription avec une Directrice très jeune et très douce, mais enceinte de 7 mois (comme moi) qui ne fera pas la rentrée, et qui m'a avoué être dégoûtée à l'idée de prendre un congé parental . Qui se remettra "vite vite" au travail. "Je ne suis pas faite pour être mère au foyer ". Oui c'est sur, moi j'ai pas de métier que j'aime, ni passion, ni rien ,  je suis juste "mère au foyer" (attention j'en suis fière, mais je me suis sentie dévalorisée à ce moment là) comme bien d'autres mamans l'auraient été.



 Elle a eu du mal  à saisir le pourquoi de notre choix d'IEF pour la première année (et les suivantes si j'avais pu), et surtout qui a vu d'un mauvais œil le fait qu'Arthur ne sache pas compter jusqu'à 10 à 3 ans presque 4.  J'ai trouvé ça blessant et plein de jugement. Car il sait faire tellement de choses.  Nous avons travaillé durant l'année. Peut être pas assez, mais nous avons travaillé. J'ai fait l'erreur de privilégier l'artistique et les jeux en mélangeant plusieurs pédagogies. 



Marcel Pagnol savait lire à l'entrée au CP. Son institutrice l'avait mis à l'écart en disant "Quand on sait, on se tait" (La Gloire de Mon Père). Car les lettres et les chiffres s'apprenaient  justement au CP… 




Je pensais même en ayant lu et relu les programmes scolaires, que c'était toujours le cas… 

J'ai cru,  que la "Maternelle" restait un moment où l'enfant évoluait doucement à son rythme, avant d'entrer dans un monde de lettres , de maths, de "grand"…



Non, non et non, quelle idiote, quelle mère stupide et idéaliste,   Comme je me trompais… 



Dans la nouvelle école, il n'y a pas de sieste ;car pas de place pour des petits lits. La sieste est remplacée par des "temps calmes". Ils savent compter, et déchiffrer les lettres et des mots dès la première année, dès la petite section voir très petite section.  Comme de petits savants  qui savent tout vite , très vite. 
 

L'école, y est obligatoire l'après midi, car les apprentissages fondamentaux se font l'après midi "avec le tableau numérique", ils y sont plus "attentifs" et "apprennent mieux que le matin" m'a expliqué la Directrice.

Tu parles, très maligne la maitresse/directrice (oui c'est sa classe), qui sait y faire, pour garder son effectif toute la journée et remplir la cantine par la même occasion. 
Car  oui, l'école a  1 km , c'est  8 km par jour, avec les 4 allés retours à pied, si pas de cantine.  Mais je le ferai car non, il ne mangera pas à la cantine.
J'ai posé la question, car honnêtement, j'aurai préféré garder Arthur l'après midi, qu'il se repose, qu'il dorme. Plutôt qu'il ne tombe comme une masse en rentrant de sa journée d'école, et nous fasse la misère la nuit. 
C'est stratégique, je connais mon fils et son côté petit dormeur. 
D'ailleurs, j'ai parlé de son soucis de sommeil et la directrice m'a dit que ça allait se "tasser" avec l'école… J'ai ri intérieurement. Si elle savait, qu'il est coutumier des nuits sans sommeil, des nuits à dodo vers 3h du mat et cela depuis la maternité. Et donc des réveils tardifs le matin.  Mais j'entends déjà les "conseils", ou les "on va le faire voir au médecin scolaire" ou pire au psy. J'attends, et j'aviserai …



Pour le côté positif, j'ai adoré l'école toute récente,  la cour avec ses jeux, et les toilettes directement ouverts sur la classe; qui manque un peu d'intiminité quand même
J'attends que mon Arthur adepte du naturisme pipi/caca sorte triomphant de la salle d'eau, nu comme un ver.  
J'attends les premières réprimandes sur son esprit indépendant et ses idées bien arrêtées lorsqu' il hurlera un "NON" bien franc, quand la sonnerie retentira, ou qu'il ne voudra pas descendre de son perchoir/toboggan pour rentrer en classe .  C'est qu'il a du caractère le petiot...
J'ai aimé les activités et sorties dont les photo étaient accrochées aux fenêtres...

Bien que non, il ne fera pas les TAP ou activités le soir. Une journée quasi complète c'est long pour un tout petit. Et "JE SUIS MAMAN AU FOYER", je n'ai que ça à faire que de m'occuper de mon fils après l'école.



Les classes " très petite, petite et moyenne" sections étant communes, nous avons fait le choix de ne pas mettre Adam à l'école à la rentrée. Pour que les deux soient séparés et puissent avoir leurs amis, leur univers.

Là aussi, désapprobation et jugement, ça serait "mieux" pour lui et pour les deux frères qui pourraient s'entraider "mais c'est comme vous voulez" (tiens ça m'a rappelé le film Princesse Bride). Cela a raisonné dans mes oreilles, comme un jugement de plus. 
Mais,  ça ferait aussi et surtout un enfant de plus scolarisé dans l'école. Et la mairesse du village, a été claire, "il y a trop d'enfants 2013"... 



Je pense que si les classes avaient été séparées, il n'y aurait pas eu de soucis et les deux zouaves auraient fait leurs rentrées pour éviter les réflexions de la famille qui vont fuser ...



J'avoue que j'ai bien du mal. Certains sont fiers de mettre les enfants à la maternelle, moi je suis  triste. Triste non pas qu'il aille à l'école, mais j'aurai préféré qu'il fasse une école Montessori, malheureusement, ce n'est pas possible. J'aurai aimé, qu'il reste mon petit Electron libre.Qu'il garde sa naïveté sa joie de vivre et sa liberté... 



Car je sais qu'à la rentrée, il ne sera plus le même. L'Education Nationale veille au grain  pour que les enfants rentrent dans un moule, dans un tiroir, dans une catégorie, vers  un même chemin (parfois mauvais). 

Mais moi aussi, je veillerai au grain,  et je serai vigilante car je sais qu'à l'école ce n'est pas toujours beau... 

Je ferai en sorte qu'il reste lui, mon tout petit, mon Bibou d'Amour, mon Electron libre ...
 

En attendant on va profiter de ces 3 semaines et demi restantes de vacances et se préparer doucement à cette nouvelle vie, cette nouvelle organisation ... 




IEF: Instruction en famille.